Principes et fonctionnement

principe

La sophrologie se pratique en posture debout ou assise :

  • parce que notre position au quotidien est essentiellement verticale; cette position d’«action» permettra l’application d’un état détendu et concentré dans des lieux aussi divers que la voiture, le bureau ou la maison;
  • parce que la posture verticale permet de garder une plus grande vigilance.

Cependant, la position allongée peut être indiquée dans certains cas (séance de relaxation profonde, travail sur la respiration, grossesse avancée, difficultés à tenir une posture verticale,…).

La voix du sophrologue, qui va guider toute la séance, va d’abord aider la personne à se détendre.
En relâchant les tensions, l’activité mentale et émotionnelle du sujet ralentit également, ce qui permet l’accès à un niveau entre veille et sommeil appelé «niveau sophroliminal», proche de l’état d’hypnose.
Dans ce niveau, le sophronisé garde une grande vigilance d’esprit, contrairement à un «laisser aller» qui pourrait conduire à l’assoupissement ou à une simple relaxation

Le travail sophrologique à proprement parler peut alors commencer. À l’aide de la respiration, de mouvements simples et de visualisations, et en gardant une grande conscience du ressenti corporel, le sophrologue va amener la personne à activer, développer et intégrer ce que l’on appelle des «capacités».
Ce niveau particulier rend la dynamisation et l’intégration de ces capacités beaucoup plus efficace qu’en état de veille ordinaire.

Quelques exemples de capacités :

  • la détente: contrairement à la relaxation qui va simplement nous apprendre à nous détendre en position allongée, la sophrologie va nous apprendre à prendre conscience de notre état naturel de détente afin de pouvoir le reproduire à volonté dans n’importe quelle situation;
  • la perception du positif : en focalisant essentiellement notre attention sur les sensations agréables, puis sur des souvenirs, images et projets positifs, nous allons peu à peu développer et intégrer une attitude positive face à la vie et ses petits tracas quotidiens;
  • la conscience du corps: la présence à soi, comment retrouver le chemin qui mène vers notre prope centre;
  • la concentration (qui n’est pas synonyme de tension!);
  • la futurisation: la capacité à se projeter de façon positive dans des événements à venir en déprogrammant nos scénarios d’échec, « Rêve ta vie et vis tes rêves! »;
  • l’imagination: ce que nous considérons comme un simple « imaginaire » contient en réalité un formidable pouvoir de changement (d’où l’intérêt d’entretenir des images positives!):
  • la mémoire

PRINCIPES

1- Développer son schéma corporel
Cela va consister tout d’abord à rétablir une relation harmonieuse entre notre corps et notre esprit, prendre place en soi, se relier à soi, et ce par la perception de sensations que les exercices vont stimuler et par leur intégration durant les pauses.
Cette prise de conscience de notre espace intérieur va contribuer à développer une plus grande qualité de présence.
C’est le premier degré de la sophrologie.
Une fois ce schéma corporel suffisamment développé, le travail consistera à établir un lien plus harmonieux entre soi-même et le monde extérieur, c’est à dire à spatialiser notre schéma corporel par la perception de l’espace environnant, l’affinement des sens et la visualisation du corps dans l’espace.
Le développement de ce «schéma existentiel» améliorera notre rapport aux autres, développant notre capacité à «être» sans paraître, sans dépendre du regard d’autrui.
La relation à l’extérieur nous permettra d’aborder le futur (deuxième degré) puis le passé (troisième degré).

2- L’action positive

Les éléments positifs de la vie de la personne, d’abord au niveau corporel (sensations, émotions) puis imaginaire (projets, images, souvenirs…) seront stimulés et renforcés de façon à créer, par un effet «boule de neige», une répercussion positive sur la personne tout entière.
La perception du positif, sans nier le négatif qui sera simplement laissé de côté durant le temps de la séance, constituera le fil conducteur de cet entraînement.
Le négatif pourra tout de même être abordé, mais de façon exceptionnelle, contrairement à une démarche psychothérapeutique.

LOI  DE L’ENTRAINEMENT

Chacun doit pouvoir s’approprier ces techniques pour pouvoir les pratiquer sans l’aide du sophrologue le plus souvent possible.
Un entraînement régulier conditionnera un véritable changement en profondeur.